j'étais alors tout minot, mon grand père répétait toujours "un homme doit avoir dans sa poche, un couteau, un briquet, et de la ficelle"
j'ai appliqué ce précepte depuis toujours, au grand dépends de ma mère "ne joue pas avec le feu, tu vas te couper" où encore, "avec ton couteau tu me troues les poches de tes pantalons,et qui c'est qui va réparer tout ça".........
Bref, grâce à ça, j'ai toujours couteaux, briquets, et un inextricable fouilli, dans le coffre de la voiture (on ne sait jamais, ça peut servir)
mais si il y a quelque chose que j'ai réellement bien retenu, c'est la passion des couteaux, depuis mon premier sujet Coursolle (mais si vous savez, ces petits canifs, dont le manche en laiton est orné en relief, ici d'un pêcheur, là d'un chasseur ou encore d'un joueur de foot), en passant par un nombre incalculable d'opinels et quelques couteaux suisses.......
Jusqu'à aujourd'hui, où enfin, je peux rejoindre la famille des hobbyistes (on les appelle comme cela, les fanas de coutellerie, qui se lancent dans la création..)
Bref, conjugant, avec passion, mon amour du feu (le briquet du départ) et mon amour des couteaux, voilà que je découvre à quel point une passion peut être brûlante, et ce n'est pas peu dire, lorsque l'on parle de la découverte du difficile métier de forgeron (Aïe, ça brule)
Quel bonheur, de se sentir, pour un instant en harmonie avec la nature, de participer à ce moment magique qu'est la transformation de la matière par le feu......
La splendeur des couleurs d'un feu de forge, les braises rouges, comme aucun rouge n'existe dans la nature, l'impression pour un instant, de faire parti d'une confrérie d'alchimiste, et s'imaginer, vivre au siècle des lumières, cherchant la combinaison parfaite, le point magique, ou le métal, rouge de colère se décide enfin en se transformer en or ; car c'est bien d'or qu'il s'agit aux yeux des passionnés......
A force de feu, de sueur, de couleurs, naît petit à petit une lame, l'eldorado tant espéré.....
vos trucs